Safran : Cumin’air de déjà vu

Alors que j’attends désespérément les prochaines sorties de patrons indépendants, je me suis enfin lancée dans la réalisation de mon 2ème pantalon safran. Cette fois j’ai choisi un denim, consciente que le pantalon risquait de ne pas tomber exactement pareil, mais l’élasticité était similaire – entre 20 et 25%, le minimum recommandé.

Sur ma toile, j’avais pu constater que la taille m’arrivait trop haut, d’environ la hauteur de la ceinture. J’ai donc retiré 3 cm sur le patron au niveau du bassin devant et derrière. Pour rappel, j’avais déjà sauvagement raccourci les jambes aux genoux de 5cm sur ma première version, j’ai gardé cet ajustement ainsi que la gradation du 40 à la taille au 38 petites hanches et 36 aux hanches.

Au préalable, j’ai aussi demandé l’avis du public pour les surpiqûres que je voulais colorées, ai opté pour du cerise. J’ai choisi une chute de tissu bordeaux donnée par Mamie pour les fonds de poche et ce joli denim gris, donc.

J’ai pris mon temps et le montage m’a demandé pas mal de concentration, mais ça m’a paru plus facile que la première fois. J’avais un peu peur que ma machine fasse des caprices compte tenu des épaisseurs de tissu à piquer mais elle n’a pas bronché. J’avais quand même fait des tests sur une chute avec différentes aiguilles pour m’assurer que tout irait bien. Mais bon, on ne sait jamais.

Au final, même si les poches avant, avec le passepoil, m’ont demandé un peu de concentration, c’est bien la braguette et la ceinture qui m’ont donné, une fois de plus, du fil à retordre, même si je m’en suis mieux sortie. Je sens quand même que je commence à gagner en confiance, même si je sais que je ne vais pas toujours sortir quelque chose de parfait, je me sens capable de sortir quelque chose de portable.

A l’essayage, le pantalon me va, la taille arrive au bon endroit et la longueur me convient. J’en suis contente même si je trouve certaines surpiqûres trop discrètes. Il est confortable, je peux m’accroupir et faire à peu près toutes les positions attendues d’une femme en jean dans une société moderne. Sauf le grand écart mais même en culotte, j’y arrive pas. On appelle ça le manque de souplesse, pas le manque d’élasticité du jean.

Après un port d’une journée, je constate les plis-du-bidou, qui apparaissent malgré ma gradation qui est supposée tenir compte de lui. Je ne l’avais pas sur ma toile, je pense que c’est dû au fait que le tissu est un peu plus rigide.

C’est donc globalement une réussite, qui m’incite à lorgner sur le deuxième patron de jean en ma possession. Pas de suite car l’expérience m’a montré qu’il était bon d’intercaler des projets simples et ça tombe bien, des projets plus simples, j’en ai sous le coude.

A part ça, voici l’instant introspection, si vous ne voulez pas m’introspecter, vous pouvez passer directement à la fin. C’est bête, mais à force de me voir en photo avec toutes ces tenues que je couds, je m’aperçois que je m’aime un peu plus. Je me focalise moins sur mes défauts, je constate que bidou est là mais cachable, et qu’il n’est pas aussi énorme que vu du dessus…Ben oui, moi je le vois du dessus. Peut-être aussi que j’apprends à porter des choses qui me vont mieux.

Patron : Safran de Deer and Doe
Tissus : denim stretch gris de chez ma petite mercerie
Taille et modifications : 40 à la taille gradé en 36 aux hanches, réduit de 3 cm en longueur au bassin et 5 cm aux genoux, ourlet du bas de 2 x 1.5 cm au lieu de 2 x 1, marges de couture réduites de 0,5mm du bassin aux genoux.

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