Duo de tee-shirts

Nouvelle étape dans mon apprentissage de la couture : la copie. Bien évidemment, on commence par les choses faciles. Puisque je suis toujours en renouvellement de stock de tee-shirts, car j’en ai un bon paquet que je ne mets plus soit parce que je n’aime plus les trucs marqués dessus soit parce qu’ils sont un peu vieux, copier un de mes tee-shirts préférés semblait une bonne idée pour commencer.

C’est un tee-shirt Dorothy Perkins petite, acheté une misère sur Zalando, en viscose. La qualité est très moyenne, je l’ai certes pas mal porté mais au bout d’une dizaine de lavages il n’était déjà plus en super état. Pas grave, la forme est bien, c’est ça qui compte. Pour la petite histoire, c’était la première fois – et pour le moment la seule si l’on exclue les jeans longueur 30 – que j’achetais un vêtement spécial petite. Sur un top, je n’avais jamais vraiment vu l’intérêt. Finalement, c’est sympa car il s’arrête juste où il faut, la longueur est impeccable. Je me dis d’ailleurs qu’il faudrait que j’essaie d’enlever 1 ou 2 centimètres au niveau du haut du buste sur mes tee-shirts plantain, ça éviterait peut-être un ou deux plis. Il faut que je consulte Mamie à ce sujet.

Me voilà donc à copier le tee-shirt. Première étape à faire : repérer les morceaux. Facile : il y en a 4, même pas de bande d’encolure, c’est juste un ourlet double. J’ai d’abord tracé le contour du dos, puis l’encolure du devant sur le même morceau de patron. En enfin, à part, une manche. Ensuite, car la coupe est près du corps, pour caser bidou sans tirer sur le tissu, j’ai retracé la courbe du côté en partant de l’emmanchure de manière à ajouter 1 cm de chaque côté au niveau du bas du tee-shirt.

J’ai choisi dans un premier temps de faire une version de test dans mes restes de jersey de chez Paapii : les pois-pois de mon deuxième Plantain pour le corps et le violet que je colle de partout pour les bouts de manches. A cette occasion, je me suis aperçue que cela consommait vraiment très peu de tissu et que j’avais commandé beaucoup trop de viscose pour la deuxième version prévue. Et il me reste encore du pois-pois, pour le coup je ne sais pas ce que je vais en faire. Et du violet, mais pas de quoi faire une pièce. Oui, il faut encore que je m’améliore dans le calcul de métrage…

Le montage est d’une facilité et d’une rapidité déconcertantes, plus simple même que Plantain. J’ai cousu chaque côté de manche au côté de corps correspondant, puis assemblé les côtés. Ca m’a pris 20 minutes et je pouvais déjà l’essayer – et ça m’allait, oh, miracle ! Ensuite… Ensuite ma machine a décidé qu’au lieu de me coudre une belle finition d’ourlet elle allait faire un gros boudin. J’ai rapidement diagnostiqué le problème : mon aiguille double avait déjà fait un bon nombre de projets, il fallait la changer. J’avais pourtant anticipé le problème en commandant, en même temps que ma viscose, un jeu d’aiguilles. Ouais, sauf que pas de bol, le site m’a avertie le jour du boudin qu’ils n’avaient plus d’aiguilles et me proposaient un bon d’avoir – il n’avaient plus non plus d’une autre viscose que j’avais commandée pour Tuuli version robe, oh, rage, oh, désepoir ! Donc ne me restait plus qu’à prendre la voiture, faire la vingtaine de kilomètres me séparant de mon fournisseur le plus proche, rentrer. C’était pour un autre jour.

C’est ainsi que la réalisation de ce tee-shirt m’a pris 5 jours quand en temps de couture cela m’a pris 1h15, disons 2h30 si l’on tient compte de la copie et de la découpe du tissu.

Et j’ai reçu ma viscose. Le tissu est très joli, j’ai même eu plein d’idées avec et ça tombe bien car il m’en reste un gros morceau, je me tâte pour trouver l’idée la plus adéquate. Je vous présente les deux tee-shirts d’un coup car il faut bien avouer qu’une fois les péripéties de copie et d’aiguille passées, je n’ai plus grand chose à vous raconter dessus. Je m’en mordrai sans doute les doigts dans quelques semaines quand je me retrouverai un mardi sans projet fini à vous montrer.

J’avais un peu peur du tissu, car il est beaucoup plus souple, gigoteur et glissant que mes jerseys en coton. J’ai pris bien soin de faire des tests sur une chute, ai choisi mon aiguille spécial jersey la plus fine et je n’ai eu aucun problème. J’en étais presque surprise.

Au final, j’aime beaucoup les deux, le jersey de coton est plus raide et par conséquent il baille un peu au niveau de l’encolure si je ne le porte pas bien au niveau des épaules ou si je bouge. Pour un rendu parfait, l’immobilité est de mise. Pas grave, je ne le porterai que pour les jours potiche – ou plus vraisemblablement je m’accommoderai de ce défaut. Celui en viscose se comporte exactement comme l’original, à savoir que ça bouge aussi au niveau du décolleté mais ça drape, donc c’est plus esthétique.

Et vous, vous avez une préférence ?

modèle : copie de tee-shirt raglan
taille : 36 évasé de 1cm de chaque côté à la taille
tissus : jerseys coton bio de chez Paapii design et viscose à fleurs de chez Craftine

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