Jamie 2 : la légende du pantalon maudit

Après avoir cousu un premier jean jamie, j’étais satisfaite de la coupe mais le pantalon nécessitait quelques ajustements pour vraiment bien tomber, notamment la taille qui arrive trop haute et crée un surplus de tissu douteux au niveau du bassin.

J’ai donc mesuré la hauteur que je pensais superflue et ai choisi de retirer 3 cm au niveau du bassin, et 5 cm au niveau des genoux pour la longueur de jambes, me basant sur la taille 38 qui par ailleurs m’allait bien la dernière fois. Que je vous le dise de suite : je ne suis pas entièrement satisfaite du résultat, mais je tiens à en parler quand même car je trouve important de raconter aussi quand la couture n’est pas un long fleuve tranquille et que tout ne se passe pas exactement comme prévu.

En rentrant de notre séance photos, je me suis aperçue que, si les images étaient jolies, le pantalon sombre n’était pas toujours bien mis en valeur, j’ai tenté de sélectionner celles où on le voyait le mieux, j’en ajouterai peut-être quelques unes à l’occasion.

Après avoir fait plusieurs pantalons avec des surpiqûres quasi invisibles, j’ai découvert qu’il fallait les faire avec un fil plus épais, que l’on appelle généralement « cordonnet ». C’est très bête, mais je n’avais trouvé cette information nulle part ! J’ai aussi lu récemment qu’on pouvait simplement doubler notre fil pour avoir une piqûre plus épaisse, j’essaierai peut-être à l’occasion. Là, j’ai donc acheté du cordonnet pour surpiquer mon pantalon. Et va savoir pourquoi, moi qui ne suis pas très bleu, j’ai pensé que du bleu ciel irait très bien avec le marine de mon jean – le bleu marine n’entre pas dans la catégorie des bleus que je déteste.

Le début de la couture s’est bien passé. Aucun problème pour le montage des poches, ni pour les surpiqûres que j’ai réussi à faire bien droites. Au moment de fermer les jambes, mon tissu à peine assez élastique laissait passer mes cuisses mais pas le sang circuler… j’ai donc retiré 5mm à mes marges de couture au niveau des hanches et cuisses, c’était beaucoup mieux.

Ensuite j’ai monté la braguette. J’ai réussi à coudre ma fermeture éclair, à faire une jolie braguette qui tombait bien. Et ensuite j’ai voulu couper un fil qui dépassait, j’étais fatiguée, il faisait sombre et… J’ai coupé dans la braguette. Et là, j’ai fait ce qu’il ne faut absolument pas faire, surtout quand on est déjà fatigué, j’ai voulu réparer mes bêtises. Le petit trou se situait à l’endroit où je devais de toute façon faire un petit point bourdon, je me suis dit que ça suffirait. Sauf que j’ai pris un bout de tissu qu’il ne fallait pas avec, qu’il a fallu tout découdre, que j’ai abîmé le tissu qui n’avait rien au départ juste à côté.

Le lendemain, j’ai solidifié et réparé le tout en glissant un bout de jean fixé avec un peu de thermocollant. Le tout se situe au niveau de mon entrejambe, c’est peu visible mais très frustrant. Je n’avais ni assez de tissu ni assez de courage pour tout démonter et recouper les deux morceaux pour refaire ça bien. J’ai laissé le pantalon gésir quelques temps sur mon plan de travail.

Puis je me suis dit que même s’il n’était pas parfait, le terminer me permettrait de m’entraîner sans pression, puisque le montage de ceinture n’est pas mon point fort, ça me permettrait d’en faire une tranquillement. Ca s’est relativement bien passé, sauf que j’ai dû tirer sur le tissu à un moment car une fois le pantalon terminé, la braguette part d’un côté, ce qu’elle ne faisait pas avant le montage de la ceinture.

Ajoutons à ça quelques bourrages de fil inopinés au moment de surpiquer les passants de ceinture et on arrive à l’essayage final.

Le pantalon me va dans le sens où je rentre dedans et le ferme sans soucis. Mais la taille est maintenant trop basse, les poches arrières sont trop basses aussi. Je m’étais déjà dit que je ne le porterai qu’avec des hauts longs, cela confirme ma décision. Pour le prochain, car je ne me laisse pas décourager aussi facilement, je retirerai seulement 1,5 cm au niveau du bassin et peut-être que pour le dos je les répartirai entre la jambe et l’empiècement. Je remonterai les poches en fonction.Le seul bon point c’est la longueur de jambes, qui pour le coup est nickel.

Voilà pour la légende du pantalon maudit, pantalon tellement surpuissant que lorsque l’on dit trop de mal de lui, il coupe votre connexion internet pour tenter de vous en empêcher – heureusement WordPress fait des sauvegardes automatiques, je n’ai perdu qu’un paragraphe.

Et au cas où ce n’est pas clair, je suis très contente de ce patron, le résultat final est dû à mes modifications douteuses pour tenter d’adapter au mieux le pantalon à ma morphologie plus quelques âneries parfaitement évitables.

les bras écartés, c’est Mister Nomé qui m’a dit « vas-y, fais Titanic »

patron : Jamie Jeans de Named patterns
tissu : denim stretch de chez tissus.net
taille : 38
modifications : – 5 cm aux genoux, – 3 cm au bassin

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