Finlande trip – 1

La Finlande est un pays qui me fascine depuis longtemps. Et cette année, j’ai eu la chance de pouvoir y aller en vacances 1 semaine. Petit article hors série donc, pour vous raconter un peu le voyage et peut-être vous donner envie de partir vous promener dans une contrée pas si touristique que ça, à tort. Pour les frileux comme Mister Nomé, sachez que si le climat hivernal est rigoureux, cet été, nous avons eu des températures entre 19 et 24°C l’après-midi, idéal pour la promenade.

Port et marché d’Helsinki

Day 1.

Ceux qui me connaissent personnellement savent que je suis la reine de la poisse dès qu’il s’agit de prendre un train ou un avion. Grève à l’aéroport ou à la SNCF, neige à l’aéroport qui bloque les avions, sanglier qui tape dans la rame de train, « afflux de vélos en gare de Montpellier » – des fois ils sont forts avec les excuses – escaliers pour descendre de l’avion qui mettent 25 minutes à être apportés et nous font louper de 2 min notre correspondance… Franchement, si vous me voyez un jour sur le même quai ou à la même porte d’embarquement que vous, un conseil : fuyez !

Première vue de la Finlande depuis l’avion : c’est vert !
Une des boissons préférées des finlandais, c’est le cidre. Peu aventuriers nous sommes restés sur le cidre de pomme pour notre premier soir au Putte’s

Du coup, cette fois, c’était presque décevant, le train est arrivé à l’heure à l’aéroport, nous étions tellement en avance que notre vol n’était même pas affiché sur le grand panneau général de CDG. Mais comme nous connaissions notre terminal, nous nous y sommes dirigés et avons gentiment attendu près du comptoir psychédélique – les numéros au-dessus changent de couleur – qu’il ouvre pour nous enregistrer. Après un petit coup de flippe dû à du surbooking, nous avons pu monter dans l’avion qui est lui aussi arrivé à l’heure à Helsinki. Comme quoi, les transports, c’est plus ce que c’était !

Après avoir rejoint notre appartement grâce aux instructions laissées dans l’enveloppe à notre intention qui nous expliquait même comment ouvrir la porte – mais croyez-moi c’est nécessaire car ça implique quelques rituels vaudous – nous nous sommes dirigés vers notre premier restaurant pour goûter de la nourriture locale, nous sommes allés au Putte’s. Ca ne s’invente pas. C’est un bar qui sert des pizzas – très local, je sais – qui sont réputées pour être les meilleures de la ville. C’était effectivement très bon. Puis épuisés par notre voyage, nous sommes sagement rentrés nous coucher.

 


Day 2
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C’est une étude poussée de la météo locale qui nous a incités à commencer notre visite touristique par Suomenlinna, car il faisait beau et aller au large par mauvais temps, c’est comme manger une glace dans la rue en plein hiver, ça a moins de charme.

Vue de Suomenlinna lorsque l’on arrive en ferry, et du clocher de son église-phare.

Il y a pas mal de choses à faire à Suomenlinna, une tripotée de musées, une promenade déjà assez longue sur les remparts, et même une plage – enfin 5m² de sable et des rochers. Nous avons choisi de nous concentrer sur le musée principal de l’île qui retrace son histoire.

Une des portes du bastion

Un documentaire de 25 minutes est diffusé dans une salle du musée, et je dois avouer que je n’ai jamais vu un truc aussi bien fichu dans aucun musée. Les sons d’ambiance sont diffusés directement dans la salle tandis qu’on a accès via un casque à la langue de son choix – 9 disponibles dont le français – pour le récit.

Sur l’île, nous avons aussi vu une église-phare et des oiseaux-chelous que nous avons plus tard identifiés à des oies sauvages. Nous en avons croisés à plusieurs endroits autour d’Helsinki, toujours en groupes, et nous ne les avons jamais vus voler.

Les oies sauvages – a priori

De retour sur la terre ferme, nous nous sommes arrêtés dans une chocolaterie Fazer : le Cadbury ou Milka finlandais si vous voulez, pour y déguster thé, café et pâtisseries. J’ai eu l’agréable surprise de constater, tout au long de mon séjour, que le thé est la plupart du temps servi en feuilles et si le choix est souvent limité, la qualité est au rendez-vous. Mister Nomé quand à lui, ayant appris avant notre départ que la Finlande était le premier pays consommateur de café au monde, s’était mis en tête de goûter le café local. Il en a rapidement déduit que si les finlandais étaient de gros buveurs de café, c’était parce que, d’une part, ils en mettaient 2 fois plus que la moyenne dans la cafetière et, d’autre part, le buvaient par bols entiers.

Une partie du bastion

Enfin, par souci d’économie car manger en Finlande peut vite être un gouffre financier, nous avons visité le supermarché local, pour tenter de trouver des provisions pour le soir et le petit déjeuner. En effet, si le midi il y a moyen, une fois que l’on a compris comment ça fonctionnait, de bien manger pour pas très cher, le soir, y compris dans les mêmes restaurants, il est difficile de s’en sortir pour moins de 80€.

un couloir glauque du bastion

Notre visite de supermarché nous a laissés perplexes quand à l’organisation des rayons selon une logique qui défiait la notre. Autant au niveau produits frais nous nous y sommes à peu près retrouvés autant quand il s’est agi de nous aventurer du côté de l’épicerie, nous nous sommes retrouvés dans un rayon où l’on se se croisait pas à 2, avec d’un côté les détergents, de l’autre les croquettes pour chiens puis  un peu plus loin les serviettes hygiéniques en face des packs d’eau. Et impossible de trouver une éponge, mais en fouillant plus avant, nous en avons trouvé une à l’appartement donc les éponges existent bien en Finlande – je vous assure que nous avons eu un doute.

L’église-phare de Suomenlinna

Suomenlinna – site officiel

Day 3

La pluie annoncée étant bien là le matin, nous avons décidé de nous en tenir aux plans que nous avions prévu à savoir le musée du design et un second musée s’il n’était pas trop tard et que le premier était petit. Nous avons commencé par un bon petit déjeuner à base de palets bretons ramenés de France, découvrant que les jolies brioches que nous avions achetées la veille étaient au fromage.

Mister Nomé a aussi vécu sa première rencontre avec un yaourt avec coulis au dessus et pas au fond, au goût chimique douteux selon son témoignage. Avant que vous de vous fassiez une idée fausse, je dirais que Mister Nomé est victime d’un instinct qui ne fonctionne pas très bien quant il s’agit de choisir sa nourriture car les yaourts que j’avais sélectionnés pour moi étaient très bons. Nous décidons donc de garder les brioches au fromage pour un soir et partons nous promener en quête d’un endroit où déjeuner.

la mer

Le déjeuner, donc. Parlons-en. En Finlande, la plupart des restaurant proposent à « lounas » une sélection de 2 ou 3 plats du jour que vous choisissez au comptoir avant même d’aller vous asseoir. Vous payez, et ensuite on vous apporte votre plat à table. Généralement le café et le pain sont compris dans le repas, ce qui nous a permis de goûter au fameux – et excellent – pain de seigle et à leur pain plus classique et très bon lui aussi. Une fois la pratique déroutante assimilée, il est possible déjeuner copieusement pour 2 pour moins de 25€.

Si la plupart des plats qui ont croisé notre route n’étaient pas un modèle de créativité ou de dressage, il avaient le mérite d’être bien garnis de produits très frais et de bonne qualité. Une cuisine simple mais goûteuse donc, loin des clichés véhiculés sur le pays. Il est aussi possible de tomber sur des cafétérias type restauration rapide dans lesquelles la qualité des plats est moindre pour à peine moins cher aussi, le midi, je vous recommande vivement de partir à l’aventure dans de vrais restaurants, le jeu en vaut vraiment la chandelle et pour peu que vous parliez anglais, vous n’aurez aucun mal à vous faire traduire la carte.

la mer – bis

Après notre repas, nous nous sommes donc dirigés vers le musée du design. Assez dense, le musée présente l’histoire du design finlandais à ne pas confondre avec le design scandinave, même si l’on peut y trouver des similitudes. Comme les autres pays nordiques, la création d’objets du quotidien recherche surtout la simplicité et la fonctionnalité mais les finlandais s’inspirent beaucoup de la nature et l’on retrouve des motifs végétaux un peu partout. Il y a aussi une tendance à s’inspirer de la culture traditionnelle saami – les peuples vivant en Laponie – et l’on retrouve certains motifs dans le design moderne. Quand nous l’avons visité, le musée proposait d’ailleurs une exposition temporaire sur l’artisanat saami.

recherche sur les ciseaux parfaits

Sont aussi présentés les travaux des designers du pays, y compris les plus récents puisque Nokia et Remedy se taillent une belle place entre le fameux vase d’Alvar Aalto et des travaux de recherche sur la meilleure paire de ciseaux. Les élèves de l’université d’Aalto sont aussi valorisés puisque certains de leurs travaux sont présentés dans des salles d’exposition temporaires.

A notre grande surprise, contrairement aux musées que nous avons l’habitude de fréquenter, le design museo nous invitait non seulement à photographier ce que nous voulions mais nous fournissait même des # pour partager nos prises de vue sur les réseaux sociaux – wifi gratuit en prime, évidemment.

Pas de ticket pour entrer dans le musée mais un autocollant à mettre sur ses vêtements, dont il est traditionnel de se débarrasser à la sortie en le collant sur le mur.

design museo [en anglais]

La suite de la journée a consisté en une chasse organisée de DVD. En effet, puisque je suis en train d’apprendre le finnois et que se procurer des imports finlandais est mission impossible, nous avions prévu avant même de venir que nous achèterions les films et séries qui nous intéressaient sur place. Après de nombreuses pérégrinations dans les centres commerciaux inter-connectés par sous-sols – on voit qu’il fait froid l’hiver – nous avons fini par trouver une librairie qui vendait aussi des DVD.  Ne trouvant pas les titres que nous cherchions, nous avons choisi d’autres films dont nous avions aussi entendu parler + un ou deux au hasard, vérifiant tout de même que les films disposaient tous de sous-titres en anglais.

la mer – ter

Après un retour à l’appartement, Mister Nomé a choisi un restaurant. Après une bonne marche pour le trouver, nous avons appris qu’il était fermé jusqu’au jour de notre départ. Ca s’appelle le manque de bol. Du coup, nous nous sommes dirigés vers le centre ville et sommes tombés devant un restaurant qui tentait un peu Mister Nomé, mais il voulait absolument retrouver le « steak house », monsieur avait envie de viande que nous avions vu un peu plus tôt.

Malheureusement, ce restaurant, nous l’avions vu en nous trompant de chemin, ce qui est beaucoup plus difficile à trouver que lorsque l’on croise quelque chose et que l’on sait où l’on va. Après plusieurs km d’errances, nous sommes retournés au premier second restaurant où nous avons une fois de plus profité de plats simples mais bons – et chers, c’était le soir. En sortant du restaus, prenant l’autre côté de la place que nous avions déjà prise plusieurs fois pour retourner à notre appartement, nous passons devant un magasin de DVD… à 100m de l’appart ! Fermé, bien sûr, vu l’heure, mais après la quête de l’après-midi, ça nous a bien fait rire.  Nous y sommes retournés le lendemain matin et avons trouvé les 2 séries que nous cherchions !

On peut donc dire que c’était la journée des quêtes sans fin qui finissent bien.

Suite et fin au prochain épisode.

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