De la couture utile…

Je n’aime pas le terme de couture utile. Vous allez me dire “bah pourquoi tu le mets en titre alors ?” Parce que c’est le terme employé couramment pour ce genre de choses et que le but d’un titre, c’est qu’on s’y retrouve un peu, qu’on comprenne vaguement de quoi ça va parler.

Pour moi, parler de couture utile, c’est l’opposer à la couture plaisir. Mais c’est aussi sous-entendre que la deuxième n’est qu’un loisir futile, hautement dispensable. Je ne fais pas partie des gens qui ont de gros problèmes de garde-robe ou même de stock de tissus qui débordent. J’ai des vêtements, largement de quoi me satisfaire, mais j’ai déjà renoncé à des projets couture en me disant “ouais, mais ça, tu vas le mettre une fois par an ». Je couds pour porter et si ça s’abîme, tant mieux, ça a vécu. Je préfère cent fois me défaire d’un vêtement parce que je l’ai porté chaque semaine pendant 2 ans que parce qu’il a dormi dans mon armoire pendant cette même période.

Puisque je couds pour porter : je couds utile. Toujours. Et c’est un plaisir. On a déjà assez de choses que l’on n’aime pas faire mais qui sont obligatoires pour s’infliger des tâches supplémentaires.

Mais l’on peut aussi tout simplement se dire que même si la seule utilité que l’on trouve à la couture c’est se détendre et s’amuser, tout en sachant parfaitement qu’on a cousu trop de robes pour toutes les mettre, c’est très bien comme ça. On peut toujours les offrir, les modifier ou les apporter aux centres de collecte.

Tout ça pour vous dire que la notion d’utilité c’est très relatif. Puisque l’on coud toujours pour quelque chose, si l’on atteint son but, que ce soit se détendre, faire ses vêtements, ses rideaux, etc, on a cousu utile!

A présent, parlons de couture utile 😉 !

Cela faisait un moment que je me disais qu’il était quand même dommage d’utiliser de l’essuie-tout pendant les repas. J’ai, comme toute couturière qui se respecte, des tas de chutes, j’en ai profité pour couper des carrés de tissu, border de biais et hop ! De jolies serviettes de table. Si j’ai commencé par vouloir faire de jolis coins pointus j’ai trouvé ça un peu trop contraignant et le rendu ne me plaisait qu’à moitié. Il va falloir que je m’entraîne là-dessus. J’ai donc finalement opté pour des coins arrondis et là Mister Nomé m’a dit “Oh c’est joli cette forme, là !” Donc tout va bien, nous avons des tas de jolies serviettes assorties à certains de nos vêtements – on peut même faire camouflage, m’a suggéré ma cousine.

Cela faisait aussi un moment que je voulais me coudre des lingettes démaquillantes. J’avais déjà essayé avec une vieille serviette mais cela grattait trop. J’avais aussi un autre problème avec la manière dont étaient faites toutes les lingettes démaquillantes qui illuminent la toile ces derniers mois. En effet, si elles sont très jolies, elles ont une face qui n’est là que pour décorer. Pour ma part je voulais du joli et efficace, histoire de ne pas devoir en utiliser une pour les yeux et une deuxième pour le visage. La couture de serviettes m’a fait me dire que je pouvais faire exactement pareil pour mes lingettes. J’ai acheté de l’éponge de bambou pour ne pas décaper mes joues, plein de biais et voilà mon joli kit de lingettes démaquillantes ! J’en ai cousu 16 – principalement parce que c’est biais-phage et que je n’avais pas de quoi en faire plus – mais pour le moment ça me suffit pour tourner. J’ai déjà réutilisé des lingettes lavées, elles restent douces et agréables sur la peau, sans adoucissant. Très contente du résultat, donc.

tissus :
serviettes : chutes.
lingettes : éponge de bambou et biais trouvés chez la grange aux tissus (Dombasle sur Meurthe).

 

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