Celle qui s’est fait attendre – jupe Arielle

Il est grand temps de vous parler de ma Craftine box reçue au mois de… Février. Pas en avance, la fille. Plusieurs raisons à cela. La première, c’est que les tissus de la box arrivent en plus de mes projets en cours et que je n’ai pas forcément d’idée immédiate pour les utiliser. La seconde, parce que j’ai fait beaucoup de tricot, crochet et jardin ces derniers temps, que je me suis remise aux jeux vidéos et que mes journées ne sont pas infinies.

La box propose à présent un patron avec mais même si je le télécharge, je n’ai encore jamais réalisé la suggestion proposée. Déjà parce que pour cette box, je n’aurais jamais porté la réalisation car je ne mets pas de kimono d’intérieur. Soit je traîne en tee-shirt soit je mets un gros pull. Ensuite parce que je préférais le concept du “je t’envoie une jolie sélection de tissus et tu fais ce que tu veux avec”. Je trouve dommage de pouvoir faire ses vêtements pour se retrouver avec exactement le même vêtement que les autres abonnées de la box. Mais chacun fait ce qu’il veut, le patron ne me dérange pas, simplement je le mets de côté pour plus tard – et autre chose.

Les tissus de février m’ont posé problème pour 2 raisons. La gabardine parce que c’est une couleur que je n’ai pas l’habitude de porter et qui ne me va pas très bien, la popeline parce que je la trouve super chouette mais il n’y en a vraiment pas beaucoup. Cela faisait un moment que je lorgnais sur la jupe Arielle de chez Tilly and the buttons, j’ai fini par me décider pour ça. Je n’ai pas encore utilisé la popeline, je compte la mixer avec un autre tissu pour me faire une chemise – mais j’ai encore un peu peur des chemises.

La jupe Arielle est mon premier patron de chez Tilly and the buttons. J’ai évidemment commandé la version pochette par hantise du coupage/scotchage des versions PDF. Les explications sont claires et accompagnées de photos en couleur qui ne laissent pas de place au doute. Et si l’on est encore pas sûr de soi, il y a aussi un sewalong disponible sur le site internet de la marque pour les passages les plus compliqués.

Le patron est assez permissif au niveau du choix du tissu, il faut juste qu’il permette de garder la forme droite de la jupe, je me suis dit que ma gabardine irait très bien. Pour la doubler, j’ai trouvé un coupon de tissu un peu rigolo. C’est un imprimé de coton qui n’est sans doute pas assez souple pour ça mais il fait le job quand même. Et enfin j’ai craqué sur de jolis boutons trouvés chez Coccifil – j’adore aller dans cette boutique Lunévilloise, elle a une belle collection de boutons originaux ainsi que de jolies laines, des aiguilles circulaires en bambou “Clover” que je ne trouve que chez elle…

Pour le choix de la longueur, j’ai vite décidé pour une question de morphologie : les jupes crayon, ça me tasse. Alors comme j’ai des jambes potables, autant les montrer, faisons du mini !

Pour la taille, sans grande surprise puisque je dois le faire sur beaucoup de patrons, j’ai dû grader entre un 4 à la taille (tailles de la marque) et un 3 aux hanches. Au premier essayage, je trouvais aussi la jupe un peu longue, j’ai donc enlevé 6 cm… Avant de me rappeler que l’ourlet du bas était assez large. Bon, comme je suis courte sur pattes ça va quand même mais c’est court. Pour la prochaine – il y en a déjà une prochaine sur le grill – j’ai retiré seulement 3 cm en bas. Du coup, le 6ème bouton arrivait trop bas sur la jupe, je l’ai supprimé. Voilà pour les modifications.

Niveau réalisation, je n’ai pas rencontré de grande difficulté. Le moment le plus piégeur est le passage où l’on assemble la doublure à la parementure mais grâce aux explications très claires et aux conseils – avisés et suivis – de d’abord bâtir les arrondis, ça s’est très bien passé. J’avais un peu peur de ne pas réussir à broder 5 boutonnières identiques mais je ne m’en suis pas trop mal sortie. La jupe est très facile à ajuster à la dernière minute puisqu’il y a toujours moyen de tricher de quelques millimètres sur l’emplacement final des boutons. J’ai fait l’ourlet du bas à la main pour essayer de le rendre le plus invisible possible, au final ça va mais je pense que c’est perfectible, faut voir de loin, quoi.

Il y a quand même eu quelques cacas. Au début, mon point n’était pas joli. J’ai eu beau changer d’aiguille, vérifier la tension – je précise que comme d’habitude j’avais d’abord fait des tests sur une chute – rien à faire. Bon l’avantage de ce genre de cacas c’est que même si on peut s’y arracher quelques cheveux, c’est au moins facile à découdre. Finalement, la seule chose que je n’avais pas essayé alors que ma machine faisait toujours des caprices, c’était de changer mon fil de canette. Une fois cela fait, plus de soucis. J’en déduis qu’il était mal enroulé…

Il y a eu aussi le drame du fer à repasser. Au moment d’ouvrir les coutures de ma parementure, le thermocollant a décidé de se thermocoller au fer ! Il était pourtant dans le bon sens, je n’ai pas trop compris. Et surtout, il a un peu brûlé sur l’engin, me laissant une jolie trace très compliquée à enlever sur le bas de la jupe car je n’avais pas remarqué ce souci tout de suite. Il m’a aussi fait une trace sur une autre jupe, d’ailleurs. Mais ça y est, le problème est réglé… Je crois.

Au final, j’adore la forme, la jupe me va bien et la longueur est correcte même si elle ne permet pas des tonnes d’acrobaties. J’ai encore un doute sur la couleur, ça fait un peu ton sur ton avec mes jambes toutes blanches – et ne me dites pas “oui mais quand tu seras bronzée…”, le bronzage est un concept avec lequel mon corps n’est pas vraiment familiarisé.

patron : jupe Arielle de chez Tilly and the buttons
tissus : craftine box de février et coton imprimé de chez Craftine
taille : 4 à la taille, 3 aux hanches, raccourcie de 6 cm.

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