Cardigan Blackwood

J’avais déjà repéré ce cardigan il y a un petit moment, sans avoir d’idée précise à son sujet. Fidèle à mon crédo “si tu ne sais pas ce que tu vas faire avec, tu n’achète pas” qui a déjà sauvé la vie de mon compte en banque de nombreuses fois, je n’avais pas acheté le patron.

Et la Craftine box est arrivée. Avec du tissu bleu. Au cas où vous auriez loupé les épisodes précédents, le bleu et moi, c’est compliqué. A part sur les jeans ou le bleu marine, je n’aime pas trop cette couleur. Heureusement la box contient toujours 2 tissus, le deuxième était superbe et le bleu est canard, il tire sur le vert et est donc acceptable par touches.

Le patron de sweat proposé ne me branchait pas vraiment, ce n’est pas le genre de vêtements que je porte ou alors en tricoté. Mais est revenu me trotter en tête le patron du blackwood cardigan. C’est une pièce conçue pour la superposition : elle se porte ouverte et les pans de devant ne sont pas prévus pour se toucher. Moi qui, quand je porte des vestes et gilets, les ferme rarement, j’ai trouvé sympa d’avoir un vêtement prévu pour et qui a donc un tombé impeccable dans cette configuration.

Puisque c’était mon premier achat chez Helen’s closet, parlons un peu du patron. Il est accessible uniquement en pdf pour un prix après conversion de 11€ environ, ce qui correspond aux patrons PDF que l’on peut trouver par chez nous. Le PDF comporte plusieurs calques qui permettent de choisir d’imprimer uniquement la/les tailles dont on a besoin, ce qui aide à s’y retrouver facilement. L’assemblage, étape que je n’aime toujours pas, est correct, les traits tombent bien en face. Partout quand je lis des instructions d’assemblage de patrons PDF, on parte de scotcher les feuilles ensemble. Pour ma part, après m’être arraché les cheveux à de nombreuses reprises avec du scotch électrostatique qui attirait – et déplaçait – les feuilles, j’ai fini par me tourner vers le bon vieux stick de colle, celui qu’on avait dans notre trousse à l’école. Et c’est beaucoup mieux. En plus, si l’on s’est décalée on peut toujours redécoller proprement pour peu qu’on s’en aperçoive immédiatement. Je ne vais pas me mettre à vous chanter mon amour des patrons dématérialisés de sitôt mais le stick de colle a grandement contribué à lever une partie de mes freins à leur sujet.
Pour en revenir au patron, les instructions de montage sont claires et illustrées.

Après étude du tableau de mesures, j’ai choisi la taille M et n’ai pas eu besoin de grader. Évidemment, il fallait que mon tissu principal soit le gris à pois et pas le bleu canard sous peine de terminer directement au placard, ce qui est un sort d’autant plus triste que l’on a passé du temps à le coudre. Le cardigan existe en 2 longueurs. Mon coupon a décidé pour moi de partir sur le court. Mais pour des questions de morphologie – je fais toujours 1m50 bonjour – j’aurais probablement choisi le court de toute façon.

Après quelques rituels vaudous, j’ai réussi à caser, au mm près, le dos, les demi-devants et les manches dans le tissu à pois. Il ne reste rien du tout. J’ai triché sur la longueur des manches : j’avais lu chez Lise Tailor qu’elles étaient bien longues, j’ai donc ôté d’office 6 cm pour que ça rentre dans ma hauteur de coupon. Je suis très satisfaite de la longueur finale car pour ma part, quand une manche me chatouille la main, je la retrousse.
Pour l’empiècement bas, les poignets et la bande d’encolure, j’ai utilisé le fameux bleu canard…pas comme si j’avais le choix mais je dois avouer que ça réveille un peu le tout. Et il paraît que ça me va bien mais je ne crois pas que je vais me mettre à porter cette couleur à outrance de sitôt.

Le montage est simplissime, accessible selon moi aux débutants qui voudraient se frotter au jersey pour la première fois. J’ai même été surprise car avec des bracelets de manches et une bande d’encolure, je m’attendais à un montage que je n’aime pas trop, qui consiste à prendre en sandwich le tissu principal dans la bande. Que je n’aime pas trop mais qui, quand il est réussi, permet de cacher les marges de couture, pour un ouvrage aussi beau à l’intérieur qu’à l’extérieur, ne laissant qu’une surpiqûre apparente. Si je me suis contentée de suivre les instructions pour les manches, j’ai d’ailleurs utilisé cette deuxième méthode pour faire ma bande d’encolure. Au final, comme le modèle est bien pensé pour tenir “tout seul” et ne pas s’ouvrir, ce n’était pas indispensable car on ne voit pas ce détail.

Cela dit, ce n’est absolument pas un reproche envers le patron car, comme je le dis, le rendu final est sympa et cela lui permet d’être très accessible. Et pour les tatillonnes de la finition, on peut toujours faire un montage de bracelet de manche plus compliqué si le coeur nous en dit.

Au final, le gilet me va même si j’en suis encore à me demander si je n’aurais pas dû mettre du noir à la place du bleu canard. Mister Nomé avait peur que ça fasse trop triste. De mon côté, vu le reste de ma garde-robe, je cherche surtout à éviter le côté carnaval. C’est sûr, c’est une pièce que je ne pourrai pas jeter sur mes épaules au moindre coup de vent sans avoir au préalable vérifié la quantité de couleur que je porte déjà. Par contre, il est confortable, le jersey assez épais tient bien chaud et j’aime vraiment la coupe et le rendu final.

 

patron : blackwood cardigan de Helen’s closet
tissus : Craftine box de février
taille : M
modification : – 6cm aux manches